NGAP : les 6 erreurs de cotation qui vous coûtent le plus cher
La cotation est le poste où les infirmiers libéraux perdent le plus d'argent sans s'en apercevoir. Non par fraude — presque jamais — mais par habitude : une majoration jamais notée, un forfait appliqué de travers, un bilan sous-évalué. Voici les six erreurs que nos formateurs rencontrent le plus souvent en salle, et la façon de les corriger.
Note. Les montants cités sont des ordres de grandeur observés en formation, pas un barème opposable. Seuls les textes conventionnels en vigueur font foi.
1. Les majorations oubliées
MAU, MCI, majoration de nuit ou de dimanche : ce sont les lignes les plus souvent absentes des feuilles de soins. Chacune paraît modeste isolément, mais sur une tournée quotidienne l'écart annuel devient significatif.
2. Le cumul d'actes mal appliqué
La règle générale veut que le second acte soit coté à 50 %, mais de nombreuses exceptions permettent un cumul à taux plein. Beaucoup d'infirmiers appliquent l'abattement là où il ne s'impose pas.
3. Les forfaits de pansements lourds
Un pansement lourd et complexe relève d'un forfait spécifique, distinct du pansement simple. La confusion entre les deux est l'une des pertes les plus courantes en soins de plaies.
4. Indemnités de déplacement
IFA, IK plaine, IK montagne : l'indemnité kilométrique se calcule depuis le cabinet, en tenant compte de l'abattement des premiers kilomètres. Une erreur de point de départ fausse toute la tournée.
5. Le BSI mal renseigné
Le Bilan de Soins Infirmiers conditionne le forfait de prise en charge des patients dépendants. Un bilan sous-évalué enferme le patient dans un forfait inférieur pendant toute sa durée de validité.
6. La traçabilité insuffisante
En cas de contrôle, une cotation juste mais non tracée est une cotation indéfendable. L'absence de prescription conforme ou de dossier de soins expose à un indu, même quand l'acte a bien été réalisé.
NGAP — Les soins infirmiers et leurs cotations
Questions fréquentes
La nomenclature est modifiée par avenants conventionnels, plusieurs fois par an. C'est pourquoi une veille régulière — ou une formation actualisée — reste indispensable pour sécuriser sa facturation.
IDEL pendant 14 ans, formatrice APTEED. Elle anime les sessions NGAP et cotation d'APTEED, où elle reprend les feuilles de soins réelles des participants.